A PROPOS

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 A propos de l’auteur

Aussi loin que je puisse me souvenir, je ne crois pas avoir ‘découvert’ le cinéma : il s’agissait simplement d’une activité comme une autre. Depuis tout petit, le cinéma côtoyait de nombreux passe-temps comme le dessin, le vélo, les jeux, etc … et il s’est imposé naturellement à moi, en partie grâce à la télévision et au magnétoscope de mes parents. Dans mon enfance, certains films m’ont marqué au fer rouge, si bien que restent ancrées dans ma mémoire de sublimes et incroyables images de toutes sortes qui sont encore prégnantes et vivaces aujourd’hui.

Si des films m’ont littéralement transporté dans des mondes imaginaires étranges et captivants, on ne peut pas dire que j’intellectualisais beaucoup et je consommais purement et simplement de l’image car elle avait sur moi un puissant effet de catharsis. Découvert sur ma petite télé dans ma chambre, je crois bien que le film qui m’a procuré pour la première fois la plus puissante émotion est Blade Runner de Ridley Scott : surtout le look étrange et la présence froide et énigmatique de Rutger Hauer qui avait toute mon attention.  L’une des dernières scènes sur le toit de l’immeuble avec Harrison Ford dans la nuit bleuté de la ville est une séquence qui est gravée à tout jamais dans ma mémoire !

D’autres classiques du genre m’ont laissé une forte impression entre le milieu de l’enfance et la fin de l’adolescence. Ainsi, Le nom de la rose, Il était une fois dans l’ouest, The wall, L’année du dragon, Orange mécanique, Psychose, Alien, LadyHawke ou encore Voyage au bout de l’enfer sont des films qui ont indéniablement forgé ma cinéphilie et mon goût prononcé pour les histoires et les thématiques sombres, angoissantes et pessimistes. Car même si j’ai également beaucoup regardé et apprécié les Indiana Jones, Willow, Star wars, Jumeaux, Un jour sans fin et pleins d’autres comédies, de dessins animés (les Walt Disney, forcément !) et autres films d’actions, j’ai gardé et garde encore aujourd’hui une plus grande fascination pour les oeuvres noires ou les forces de l’inconscient et une dimension tragique occupe une place centrale.

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Mais j’ai aussi passé, surtout pendant mon adolescence, des heures et des heures devant les actionners bad ass et des péloches de genre qui me procuraient une joie immense. Qu’est ce que j’ai pu bouffer du Van Damme, du Steven Seagal, du Jackie Chan, du Stallone, du Bruce Willis, du Kurt Russell !… et surtout du Schwarzy qui reste, avec toutes ses années passées, un acteur que j’aime beaucoup et dont la filmographie continue encore aujourd’hui de m’impressionner : la plupart de ses films ont vraiment bien vieillit et étaient, avec le recul, de grands films tournés par, très souvent, de très bons cinéastes.

A coté de ça, ma mère m’a beaucoup influencé car les noms d’Alfred Hitchcock et Stanley Kubrick était les deux noms que j’entendais le plus à la maison. Si le premier compte un nombre important de films grandioses qui ont à jamais marqué l’histoire du cinéma, Stanley Kubrick reste le cinéaste avec qui j’ai le plus d’affinité. C’est d’ailleurs en redécouvrant ces films un à un des années plus tard – et en lisant beaucoup d’analyse, de critiques et d’anecdote sur sa vie – que j’ai pu aborder son cinéma avec un nouveau regard en comprenant son grand génie, l’influence qu’il a eu sur tant d’autres et sa réelle contribution au cinéma moderne …. et au cinéma tout court.

Et c’est non ironiquement en 2001 que j’ai découvert LE film qui m’a fait comprendre que le cinéma était bien plus qu’un divertissement et bel et bien un art ! La vision de Mulholland Drive au cinéma a été un véritable choc en même temps qu’une expérience unique au monde que je n’ai jamais revécu après cette séance. Quand je suis sorti de la salle, je me suis posé un milliard de questions sur le film en plus d’être ému à ne pas savoir quoi dire et quoi penser …

Once Upon a Time in the West

Et en l’espace de quelques mois, je me suis maté (revu avec un regard plus mature serait plus approprié) 2001 l’odyssée de l’espace, ainsi que Time & Tide de Tsui Hark, qui m’ont procuré la même fascination et les mêmes interrogations quand au pourquoi du comment ça me faisait autant d’effet. Depuis toutes ces années, je considère ces 3 films comme la fondation de ma cinéphilie et c’est à cette époque précise que je me suis intéressé à l’histoire du cinéma, aux secrets de fabrication des films et à la vie des cinéastes dont les oeuvres me plaisaient. Durant cette période, je pourrais même rajouter le film d’horreur Kaïro de Kiyoshi Kurosawa qui m’avait lui aussi beaucoup fasciné, ainsi que le drame poétique et sensuel Lucia y el sexo de Julio Medem.

Les années passant, ma cinéphilie n’a fait que s’épanouir et s’élargir sans jamais se résorber ! Avec le temps, j’ai développé une profonde admiration pour des cinéastes, et je me considère d’ailleurs plus comme un cinéastophile qu’un cinéphile, étant très attaché au parcours, à la biographie et à l’évolution du style de chaque réalisateur. Un film appartient d’abord à ceux ou celui qu’il le fait et non à celui qui le regarde. Au cours des années 2000 jusqu’à maintenant, j’ai fait la rencontre de grands maîtres à travers leurs oeuvres qui m’ont autant éduqué, instruit que profondément ému. Parmi ces grands noms figurent principalement Stanley Kubrick, mais également Akira Kurosawa, John McTiernan, Tsui Hark, Paul Verhoeven, Hayao Miyazaki, Francis Ford Coppola, John Carpenter, David Cronenberg, Bong Joon-Ho, Jacques Tourneur, Fritz Lang, Max Ophüls, Preston Sturges, et les injustement méconnu Nicolas Roeg et Julio Medem.

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J’aime plus généralement les films de genre, plutôt que les drames. En effet, j’avoue préférer les films de série B qui sont plus riches en sensations et en émotions quand la qualité est au rendez vous, surtout si la dramaturgie est elle aussi soignée. Le genre que j’affectionne plus particulièrement est le cinéma d’horreur et plus généralement le cinéma fantastique. Mais je dévore tout autant des actionners des années 80 et 90 (les années 2000 étant beaucoup moins fastes !), des films d’arts martiaux (j’ai une grande passion pour le cinéma d’action de Hong-kong), des polars (très fan du ‘cycle noir’ américain des années 40 à la fin des années 50), des thrillers de toutes sortes et des westerns depuis quelques années maintenant.

Je pense avoir fait le tour de ma cinéphilie même s’il me reste encore beaucoup à dire … Je pourrais en effet m’étendre sur le cinéma asiatique et sur le cinéma japonais d’après guerre qui est tout autant fascinant que le cinéma américain, je n’ai pas non plus évoqué ma tendresse pour le cinéma français de Klapisch et Ozon, je pourrais parler du cinéma anglais des années 60/70 ou encore de ces génies italiens que sont Marion Bava, Dario Argento et Lucio Fucli, mais j’espère pouvoir en tout cas y revenir dans certaines de mes chroniques …

Bonne navigation !

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